J'ai hésité à écrire cet article. Ces derniers mois, mes préoccupations féministes vont croissant. Dernier symptôme en date de l'état des lieux : les tweets en réaction à la victoire de Marion Bartoli. Mais je pourrais en citer cent, de tels exemples, en particulier dans la culture geek qui est aussi la mienne (pour ceux qui n'ont pas lu les articles de Mar Lard, vous pouvez le faire ici.)
Alors écrire un article "Enceinte en restant sexy" me paraissait une assez mauvaise idée.
Mais assumons la vérité : je suis une féministe assez girly, et j'aime les beaux vêtements, en particulier les robes. J'ai la chance (inestimable et chaque jour renouvelée) d'avoir un compagnon qui m'aime aussi bien malade et débraillée qu'élégante et sexy. C'est donc avant tout pour moi, non pour lui, que je m'habille. Et je m'habille aussi enceinte, figurez-vous.
Or la grossesse, il faut bien le dire, pose un certain nombre de problèmes vestimentaires pratiques. Les premiers à surgir, très tôt dans la grossesse, concernent les pantalons (les pantalons taille basse peuvent vous faire gagner quelques semaines) et les collants (solution : les bas, mais il existe bien sûr des collants de grossesse tout à fait adaptés).
On apprend aussi à repérer les vêtements "normaux" qui conviendront pendant la grossesse : les robes taillées Empire, ou à smocks, les jupes à taille coulissante. J'en ai trouvé plusieurs, parfaites, chez Antoine et Lili (chez lesquels je m'habille aussi hors grossesse !)
Mais un stade arrive où il faut bien recourir aux vêtements spécialisés (sans parler de la lingerie). Et pour une fois, la liste est facile à établir. Un grand nombre de marques que je ne citerai pas proposent des vêtements immondes. Vous trouverez facilement des quantités de t-shirts de grossesse avec des inscriptions telles que "C'est une fille /un garçon !" ou autres "Mon bébé d'amour". Vous n'êtes pas tentées ? Moi non plus.
Je n'ai trouvé que deux enseignes vraiment convaincantes :
1. Séraphine. Passons sur leur communication "nous habillons les stars" (la plupart des stars en question m'étant parfaitement inconnues). Séraphine propose une gamme variée, jolie, et à des prix abordables. Je recommande tout particulièrement leurs soutien-gorges de grossesse et allaitement : jolis et pas trop chers.
2. MamaNana. Très joli aussi, mais un brin plus cher. Ce n'est pas un vêtement, et j'ai déjà eu l'occasion d'en parler, mais je recommande aussi leur extraordinaire coussin d'allaitement.
lundi 15 juillet 2013
mercredi 10 juillet 2013
Le Syndrome du Second Magicien
Digression intime.
La plupart de mes lecteurs étant des amis, ils savent que la Maman attend pour l'automne un Second Petit Magicien. Disons : un Tout Petit Magicien.
La plupart d'entre eux savent aussi à quel point une seconde grossesse est différente de la première.
Retour sur expérience : je suis de ces chanceuses qui ont adoré leur première grossesse.
Bien sûr, il y avait ces quelques handicaps mineurs : ce moment du premier trimestre où l'on s'endort dès 20h30, abandonnant notre Compagnon dépité ; ces périodes où l'on pleure pour un rien (casser une assiette ou marcher sur la patte d'un chat) ; cette maladresse soudaine d'enfant qui ne sait pas, ne sait plus, où se trouve son centre de gravité. Je me souviens avec amusement de la première fois où j'ai émergé, enceinte, d'une piscine. J'étais persuadée de traîner après moi quelque entrave. Mon pied, à l'évidence, avait dû se prendre dans un cordage. Puis j'ai compris qu'il s'agissait simplement du retour en gravité normale.
Mais pour le reste, je n'ai souffert d'aucun problème particulier, j'ai aimé ce nouveau rapport avec mon corps, ce rythme intérieur qui se superposait au mien, à tous les miens, et ces temps suspendus passés dans cette étrange non-solitude. J'ai aimé parler au Petit Magicien à naître, le sentir remuer, lui chanter des chansons, lui lire des histoires. J'ai aimé les préparatifs de la chambre, la constitution de la liste de naissance, les choix simples à effectuer et même les démarches à accomplir. J'ai aimé l'attendre.
On m'avait dit, bien sûr, que "chaque grossesse est différente, attention". Qui le croit vraiment avant d'en avoir fait l'expérience ? Surtout, on ne dit pas assez à quel point une deuxième grossesse est différente d'une première.
Bien sûr, il y a les raisons physiologiques: j'ai expérimenté, cette fois, quatre mois de nausées.
Mais il y a surtout les raisons pratiques qui deviennent trop aisément psychologiques.
Confrontée en permanence à un Petit Magicien de presque trois ans, adorable mais exigeant, quel temps me reste-t-il pour celui à naître ? Soyons honnête : quasi aucun.
C'est à l'aîné que je raconte des histoires, que je parle, que je chante des chansons, que je consacre mon attention et mon énergie. C'est le rythme de l'aîné qui dicte le mien.
Et c'est terriblement frustrant. Culpabilisant, en plus, doublement. Car l'on culpabilise vis à vis de l'aîné (de ne plus le porter dans nos bras, d'être plus vite fatiguée, plus vite irritable) — et aussi vis à vis du bébé (de ne pas lui accorder ce temps, cette attention, dont le premier à bénéficié avant même de naître.)
Mais vous savez tout cela. Vous avez eu deux enfants, pour la plupart.
Et si ce n'est pas encore votre cas, je n'ai guère de solution à proposer. Seulement des conseils de bon sens, que vous avez sûrement lus partout ailleurs.
- Faites-vous aider. Vous vous souvenez d'avoir eu besoin d'aide après la naissance, cette fois il vous en faut avant. Si vous avez la chance, comme moi, d'avoir des Grands-Mères Magiciennes à proximité, profitez-en pour leur confier l'aîné. Sans culpabiliser.
- Ne sacrifiez pas la préparation à l'accouchement. Je sais, vous pensez n'en avoir aucun besoin. Peut-être avez-vous déjà trouvé cela fastidieux la première fois. Mais c'est une occasion de vous réserver des moments consacrés au bébé, sans l'aîné.
Certes, la préparation traditionnelle n'a sans doute pas besoin d'être répétée. Variez les approches.
Pour le Petit Magicien, nous avions essayé et apprécié l'haptonomie. C'est une technique que je recommande vraiment, et qui a l'immense avantage d'associer systématiquement le papa. Mais la praticienne est loin de notre domicile et cela semblait impossible cette fois, avec nos nouvelles contraintes (horaires de nounou et autres).
J'avais aussi apprécié l'aquagym pour femmes enceintes aux Thermes de Divonne, mais il n'a lieu que le jeudi après-midi, horaire où je travaillais cette année. Nous verrons mon nouvel emploi du temps en septembre pour les derniers mois (mais soyons honnête à nouveau: quand on est prof à plein temps avec un jeune enfant, on ne peut guère se permettre de s'accorder une après-midi de congé ! Tous les moments sans le Petit Magicien doivent être exploités pour préparer et corriger.)
Je me suis donc repliée cette fois sur la sophrologie grâce aux séances proposées par Le Jardin des Possibles à Ferney. J'ai apprécié ma première séance, le fait qu'elles soient enregistrées sur clé USB pour pouvoir se les repasser à la maison (hum : si on en trouve le temps) et le fait que le papa soit requis pour deux séances. A suivre.
Et ? Rien d'autre, pour l'instant.
Le Tout Petit Magicien bouge de plus en plus et c'est bien : il se rappelle à moi.
La plupart de mes lecteurs étant des amis, ils savent que la Maman attend pour l'automne un Second Petit Magicien. Disons : un Tout Petit Magicien.
La plupart d'entre eux savent aussi à quel point une seconde grossesse est différente de la première.
Retour sur expérience : je suis de ces chanceuses qui ont adoré leur première grossesse.
Bien sûr, il y avait ces quelques handicaps mineurs : ce moment du premier trimestre où l'on s'endort dès 20h30, abandonnant notre Compagnon dépité ; ces périodes où l'on pleure pour un rien (casser une assiette ou marcher sur la patte d'un chat) ; cette maladresse soudaine d'enfant qui ne sait pas, ne sait plus, où se trouve son centre de gravité. Je me souviens avec amusement de la première fois où j'ai émergé, enceinte, d'une piscine. J'étais persuadée de traîner après moi quelque entrave. Mon pied, à l'évidence, avait dû se prendre dans un cordage. Puis j'ai compris qu'il s'agissait simplement du retour en gravité normale.
Mais pour le reste, je n'ai souffert d'aucun problème particulier, j'ai aimé ce nouveau rapport avec mon corps, ce rythme intérieur qui se superposait au mien, à tous les miens, et ces temps suspendus passés dans cette étrange non-solitude. J'ai aimé parler au Petit Magicien à naître, le sentir remuer, lui chanter des chansons, lui lire des histoires. J'ai aimé les préparatifs de la chambre, la constitution de la liste de naissance, les choix simples à effectuer et même les démarches à accomplir. J'ai aimé l'attendre.
On m'avait dit, bien sûr, que "chaque grossesse est différente, attention". Qui le croit vraiment avant d'en avoir fait l'expérience ? Surtout, on ne dit pas assez à quel point une deuxième grossesse est différente d'une première.
Bien sûr, il y a les raisons physiologiques: j'ai expérimenté, cette fois, quatre mois de nausées.
Mais il y a surtout les raisons pratiques qui deviennent trop aisément psychologiques.
Confrontée en permanence à un Petit Magicien de presque trois ans, adorable mais exigeant, quel temps me reste-t-il pour celui à naître ? Soyons honnête : quasi aucun.
C'est à l'aîné que je raconte des histoires, que je parle, que je chante des chansons, que je consacre mon attention et mon énergie. C'est le rythme de l'aîné qui dicte le mien.
Et c'est terriblement frustrant. Culpabilisant, en plus, doublement. Car l'on culpabilise vis à vis de l'aîné (de ne plus le porter dans nos bras, d'être plus vite fatiguée, plus vite irritable) — et aussi vis à vis du bébé (de ne pas lui accorder ce temps, cette attention, dont le premier à bénéficié avant même de naître.)
Mais vous savez tout cela. Vous avez eu deux enfants, pour la plupart.
Et si ce n'est pas encore votre cas, je n'ai guère de solution à proposer. Seulement des conseils de bon sens, que vous avez sûrement lus partout ailleurs.
- Faites-vous aider. Vous vous souvenez d'avoir eu besoin d'aide après la naissance, cette fois il vous en faut avant. Si vous avez la chance, comme moi, d'avoir des Grands-Mères Magiciennes à proximité, profitez-en pour leur confier l'aîné. Sans culpabiliser.
- Ne sacrifiez pas la préparation à l'accouchement. Je sais, vous pensez n'en avoir aucun besoin. Peut-être avez-vous déjà trouvé cela fastidieux la première fois. Mais c'est une occasion de vous réserver des moments consacrés au bébé, sans l'aîné.
Certes, la préparation traditionnelle n'a sans doute pas besoin d'être répétée. Variez les approches.
Pour le Petit Magicien, nous avions essayé et apprécié l'haptonomie. C'est une technique que je recommande vraiment, et qui a l'immense avantage d'associer systématiquement le papa. Mais la praticienne est loin de notre domicile et cela semblait impossible cette fois, avec nos nouvelles contraintes (horaires de nounou et autres).
J'avais aussi apprécié l'aquagym pour femmes enceintes aux Thermes de Divonne, mais il n'a lieu que le jeudi après-midi, horaire où je travaillais cette année. Nous verrons mon nouvel emploi du temps en septembre pour les derniers mois (mais soyons honnête à nouveau: quand on est prof à plein temps avec un jeune enfant, on ne peut guère se permettre de s'accorder une après-midi de congé ! Tous les moments sans le Petit Magicien doivent être exploités pour préparer et corriger.)
Je me suis donc repliée cette fois sur la sophrologie grâce aux séances proposées par Le Jardin des Possibles à Ferney. J'ai apprécié ma première séance, le fait qu'elles soient enregistrées sur clé USB pour pouvoir se les repasser à la maison (hum : si on en trouve le temps) et le fait que le papa soit requis pour deux séances. A suivre.
Et ? Rien d'autre, pour l'instant.
Le Tout Petit Magicien bouge de plus en plus et c'est bien : il se rappelle à moi.
mardi 25 juin 2013
Le Petit Magicien A Trois Ans (1) : Concept
L'an dernier, j'avais fait pour le Petit Magicien un anniversaire en comité réduit autour de Timmy et Shaun le Mouton : Préparatifs et Le Grand Jour.
Mais en septembre prochain, il aura trois ans, et entrera du même coup à l'école !
J'ai donc décidé, assez inconsidérément, de me lancer dans la grande aventure de la fête d'anniversaire à thème, avec invitations de petits camarades et activités en tous genres.
Le choix du thème n'a rien d'original mais correspond aux goûts actuels de notre Magicien: les Monstres. L'avantage est que l'on trouve des multitudes d'idées en ligne, les "Monster Birthday Parties" étant fréquentes, en particulier chez les familles de magiciens Outre-Atlantique.
Mais pour commencer, les invitations ! Aucune de celles disponibles en ligne ne me satisfaisant, j'ai bricolé les miennes. Je ne suis ni graphiste, ni illustratrice, mais j'ai bénéficié de l'aide d'une excellente bibliographie, notre demeure étant assez riche en livres sur les monstres et autres créatures extraordinaires.
Mais en septembre prochain, il aura trois ans, et entrera du même coup à l'école !
J'ai donc décidé, assez inconsidérément, de me lancer dans la grande aventure de la fête d'anniversaire à thème, avec invitations de petits camarades et activités en tous genres.
Le choix du thème n'a rien d'original mais correspond aux goûts actuels de notre Magicien: les Monstres. L'avantage est que l'on trouve des multitudes d'idées en ligne, les "Monster Birthday Parties" étant fréquentes, en particulier chez les familles de magiciens Outre-Atlantique.
Mais pour commencer, les invitations ! Aucune de celles disponibles en ligne ne me satisfaisant, j'ai bricolé les miennes. Je ne suis ni graphiste, ni illustratrice, mais j'ai bénéficié de l'aide d'une excellente bibliographie, notre demeure étant assez riche en livres sur les monstres et autres créatures extraordinaires.
J'ai donc emprunté les magnifiques illustrations du Guide du savoir-survivre en compagnie des monstres d’E. Black’Mor, Carine-M et P. Jézéquel,
chez Kensington Pudding et du Monstrueux livre des monstres de Johnny Duddle, Aleksei Bitskoff, Libby
Hamilton, Frédérique Fraisse aux Editions Quatre Fleuves.
A suivre avec le gâteau, la déco, les activités, la Chasse au Monstre, et plus encore ! Si tout va bien.
PS : Merci de ne pas employer ces images et surtout pas à des fins commerciales ! Comme indiqué dans ce post et sur l'invitation, je ne suis pas propriétaire des illustrations.
PS : Merci de ne pas employer ces images et surtout pas à des fins commerciales ! Comme indiqué dans ce post et sur l'invitation, je ne suis pas propriétaire des illustrations.
mardi 18 juin 2013
La Maman du Magicien Recommande des apps iPad (2) : Numberland
Je continue, avec beaucoup de retard, ma revue des apps iPad pour jeunes enfants que je préfère.
En février, j'ai parlé de La forêt, une app Découvertes Gallimard.
Cette semaine, une autre app à la fois belle, éducative et ludique, réalisée par les formidables Trois Elles qui proposent toute une série d'applications inspirées par les méthodes Montessori
Bien sûr, le Petit Magicien est un peu jeune (je précise que cette app a été achetée un peu avant ses deux ans) pour apprendre sérieusement les sons et graphies ou la géométrie. Mais Numberland est si belle qu'elle est appréciable bien plus tôt !
| La première page est une de mes préférées… Cela ne vous surprendra pas. |
Par exemple, sur la page du Un reproduite ci-contre, faire apparaître le dragon, lui faire cracher du feu, faire pleuvoir le nuage, qui fera pousser un haricot magique…
Deux personnages, un garçon et une fille, sont les protagonistes de chaque tableau. En touchant la baguette de la petite fille, on accède à la barre Montessori de dénombrement. En touchant le cahier du petit garçon, on accède à une page d'écriture (ou de dessin…) permettant de reproduire le chiffre dans la couleur de son choix… ou de dessiner librement (il y a aussi une page blanche dédiée à cette activité.)
| Le cahier d'écriture du Trois (c'est moi qui ai dessiné, le Petit Magicien est moins… précis). |
Gribouiller. Le dragon du Un. Le Monstre à Neuf Yeux. La murène qui sort du coffre au trésor.
La Maman du Magicien apprécie :
- La variété des univers. Je vous ai reproduit ici les plus assortis à mes goûts geek, mais on trouve aussi des atmosphères plus classiques, telles que la montagne du Trois (avec supplément de loups), la plage du XX, la forêt tropicale du Huit… Mention spéciale, cependant, au Zéro, dans l'espace infini, avec compte à rebours et disparition des étoiles (et il n'en resta plus aucune…) Poétique et si approprié.
- La beauté simple des illustrations
- La dimension pédagogique
- Les possibilités évolutives de l'app, des tout jeunes enfants qui apprécieront la dimension visuelle et ludique aux plus grands qui apprendront à dénombrer et tracer les chiffres.
| Le Neuf, ambiance spéléologie chtulhienne… avec l'apparition du Monstre préféré du Petit Magicien. |
PS : Je sais, ils n'ont guère besoin de publicité : Numberland est en photo sur les affiches de promotion de l'iPad dans les métro. N'empêche. Je l'ai acheté bien avant, na !
lundi 17 juin 2013
Le Petit Magicien au Théâtre ?
Dans une de ses autres vies, la Maman du Magicien est référent culture de son lycée et épluche les programmes des saisons culturelles environnantes pour trouver de beaux spectacles pour nos élèves.
Mais le Petit Magicien aura bientôt trois ans, et 2013-2014 me semble une bonne idée pour commencer à le sortir au théâtre. Jusque là, il a assisté (avec plaisir) aux spectacles de Il était une fois une marionnette, à Ferney. Vous pouvez noter, début septembre, leur Aladin, proposé à partir de 3 ans. Hélas, le Petit Magicien n'ira pas, puisque ce week-end sera consacré à d'autres festivités… mais chut ! c'est une autre histoire, qui sera racontée dans un autre post !
Le théâtre Forum Meyrin propose une belle programmation "Famille" et même un abonnement spécial. L'un de ces spectacles sera parfait pour notre Magicien, qui adore les tigres sous toutes leurs formes (masque, maquillage, lampe torche, compagnons imaginaires qu'il convient de faire parler…): Le Prince Tigre, dès 3 ans, le mercredi 15 janvier à 16h (photo ci-contre).
A Divonne, l'Esplanade du Lac propose trois spectacles pour les 0-6 ans.
Rouge, le mercredi 23 octobre à 11h et 15h30, un spectacle autour de la couleur éponyme, de sa façon d'apprendre à vivre avec le vert, et qui associe à cette découverte celle de grands airs d'opéra.
Une autre initiation lyrique, 1, 2, 3, 4 saisons, le mercredi 13 novembre aux mêmes heures, pour découvrir les saisons et la musique de Vivaldi (avec aussi comptines et percussions).
Enfin, Le Grand Oranger, mercredi 30 avril, toujours aux mêmes heures, un spectacle de marionnettes et d'ombres chinoises autour d'un petit garçon qui apprend la nature, le partage, l'ouverture aux autres.
Si votre Magicien(ne) à vous est plus grand, surtout à partir de 8 ans, vous pourrez aussi profiter de la très belle programmation d'Am Stram Gram à Genève. Il y a tout de même Peter Pan et Les Trois Mousquetaires (mon premier souvenir de théâtre), voilà qui vaut le détour !
Edition et compléments :
Me parviennent les programmes de Châteaurouge à Annemasse, où figurent pour les petits magicien(ne)s d'âge tendre plusieurs spectacles :
Mais le Petit Magicien aura bientôt trois ans, et 2013-2014 me semble une bonne idée pour commencer à le sortir au théâtre. Jusque là, il a assisté (avec plaisir) aux spectacles de Il était une fois une marionnette, à Ferney. Vous pouvez noter, début septembre, leur Aladin, proposé à partir de 3 ans. Hélas, le Petit Magicien n'ira pas, puisque ce week-end sera consacré à d'autres festivités… mais chut ! c'est une autre histoire, qui sera racontée dans un autre post !
Le théâtre Forum Meyrin propose une belle programmation "Famille" et même un abonnement spécial. L'un de ces spectacles sera parfait pour notre Magicien, qui adore les tigres sous toutes leurs formes (masque, maquillage, lampe torche, compagnons imaginaires qu'il convient de faire parler…): Le Prince Tigre, dès 3 ans, le mercredi 15 janvier à 16h (photo ci-contre).
A Divonne, l'Esplanade du Lac propose trois spectacles pour les 0-6 ans.
Rouge, le mercredi 23 octobre à 11h et 15h30, un spectacle autour de la couleur éponyme, de sa façon d'apprendre à vivre avec le vert, et qui associe à cette découverte celle de grands airs d'opéra.
Une autre initiation lyrique, 1, 2, 3, 4 saisons, le mercredi 13 novembre aux mêmes heures, pour découvrir les saisons et la musique de Vivaldi (avec aussi comptines et percussions).
Enfin, Le Grand Oranger, mercredi 30 avril, toujours aux mêmes heures, un spectacle de marionnettes et d'ombres chinoises autour d'un petit garçon qui apprend la nature, le partage, l'ouverture aux autres.
Si votre Magicien(ne) à vous est plus grand, surtout à partir de 8 ans, vous pourrez aussi profiter de la très belle programmation d'Am Stram Gram à Genève. Il y a tout de même Peter Pan et Les Trois Mousquetaires (mon premier souvenir de théâtre), voilà qui vaut le détour !
Edition et compléments :
Me parviennent les programmes de Châteaurouge à Annemasse, où figurent pour les petits magicien(ne)s d'âge tendre plusieurs spectacles :
- En piste, à partir de 3 ans, les mercredi 11 et 18 décembre à 14h30 et 17h : "Dans un univers de bric et de broc, Grenadine et son nez rouge nous amène à redécouvrir le monde du cirque d’antan. Des funambules, des contorsionnistes, des acrobates, un Monsieur Loyal, tout un univers qui vient à notre rencontre, avec poésie et humour."
- Piccoli Sentimenti, aussi à partir de 3 ans, les mercredi 8 et 15 janvier et samedi 11 : "Les Belges du Tof Théâtre et les italiens du Teatro delle Briciole ont uni leurs talents de plasticiens, marionnettistes et musiciens, créant ainsi un spectacle complet. Et puis soudain… Soudain quelque chose s’agite sous la terre : un être, un être indéfini qui rampe. Un petit personnage, manipulé à vue, évolue dans un univers multi-sensoriel où l’on passe de l’effroi au désir, de la solitude à la joie ou la colère… tous ces « piccoli sentimenti » qui font grandir."
- enfin Lian et le Lotus, que j'ai regretté de manquer l'an dernier, toujours à partir de 3 ans, le mercredi 14 mai 2014 : "Dans un village de Chine, Monsieur Lo, un pêcheur solitaire, reçoit en
cadeau d’une vieille femme des graines magiques. Il les plante et voici
qu’en une nuit pousse un champ de lotus. Entre les pétales d’une fleur apparaît Lian, une petite fille.
Cette petite fille est loin d’être ordinaire, puisqu’à l’aide de pouvoirs magiques elle fait de la réalité des habitants un rêve. Mais elle est vite confrontée à la convoitise et à la cruauté des Hommes, qui lui font perdre sa magie. Redevenir une simple petite fille lui permet toutefois de découvrir ce qu’il existe de plus précieux : un père."
Mercredi 13 Novembre à 11H et 15H301, 2, 3, 4 saisons
La couleur
rouge déroule son fil et nous embarque dans un univers pictural et
lyrique. Une comédienne-chanteuse manipule des pinceaux, des bouts de
chiffons, un sac à géométrie variable et des pinces à linge... Elle
peint le rouge, chante le rouge, invente le rouge… Mais la couleur rouge
peut-elle vivre seule? Petit bout de chiffon vert vient trouver sa
place. C'est l'histoire du rouge et du vert qui n'ont rien en commun
mais découvrent, au fil des rencontres, qu'ils ne peuvent vivre l'un
sans l'autre... Ce qui prédomine dans ce spectacle c’est l’envie que
petits et grands entendent et écoutent en direct, pour la première fois
peut-être, de grands airs d’opéra comme Carmen (Bizet), Pamina (Mozart),
Norina (Donizetti). Et surtout, que ce premier contact avec l’art
lyrique soit joyeux, ludique et loufoque à la fois. - See more at:
http://www.esplanadedulac.fr/spectacle_rouge.html#sthash.aMCYxD17.dpuf
La couleur
rouge déroule son fil et nous embarque dans un univers pictural et
lyrique. Une comédienne-chanteuse manipule des pinceaux, des bouts de
chiffons, un sac à géométrie variable et des pinces à linge... Elle
peint le rouge, chante le rouge, invente le rouge… Mais la couleur rouge
peut-elle vivre seule? Petit bout de chiffon vert vient trouver sa
place. C'est l'histoire du rouge et du vert qui n'ont rien en commun
mais découvrent, au fil des rencontres, qu'ils ne peuvent vivre l'un
sans l'autre... Ce qui prédomine dans ce spectacle c’est l’envie que
petits et grands entendent et écoutent en direct, pour la première fois
peut-être, de grands airs d’opéra comme Carmen (Bizet), Pamina (Mozart),
Norina (Donizetti). Et surtout, que ce premier contact avec l’art
lyrique soit joyeux, ludique et loufoque à la fois. - See more at:
http://www.esplanadedulac.fr/spectacle_rouge.html#sthash.nhHDATer.dpuf
La couleur
rouge déroule son fil et nous embarque dans un univers pictural et
lyrique. Une comédienne-chanteuse manipule des pinceaux, des bouts de
chiffons, un sac à géométrie variable et des pinces à linge... Elle
peint le rouge, chante le rouge, invente le rouge… Mais la couleur rouge
peut-elle vivre seule? Petit bout de chiffon vert vient trouver sa
place. C'est l'histoire du rouge et du vert qui n'ont rien en commun
mais découvrent, au fil des rencontres, qu'ils ne peuvent vivre l'un
sans l'autre... Ce qui prédomine dans ce spectacle c’est l’envie que
petits et grands entendent et écoutent en direct, pour la première fois
peut-être, de grands airs d’opéra comme Carmen (Bizet), Pamina (Mozart),
Norina (Donizetti). Et surtout, que ce premier contact avec l’art
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La couleur
rouge déroule son fil et nous embarque dans un univers pictural et
lyrique. Une comédienne-chanteuse manipule des pinceaux, des bouts de
chiffons, un sac à géométrie variable et des pinces à linge... Elle
peint le rouge, chante le rouge, invente le rouge… Mais la couleur rouge
peut-elle vivre seule? Petit bout de chiffon vert vient trouver sa
place. C'est l'histoire du rouge et du vert qui n'ont rien en commun
mais découvrent, au fil des rencontres, qu'ils ne peuvent vivre l'un
sans l'autre... Ce qui prédomine dans ce spectacle c’est l’envie que
petits et grands entendent et écoutent en direct, pour la première fois
peut-être, de grands airs d’opéra comme Carmen (Bizet), Pamina (Mozart),
Norina (Donizetti). Et surtout, que ce premier contact avec l’art
lyrique soit joyeux, ludique et loufoque à la fois. - See more at:
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La couleur
rouge déroule son fil et nous embarque dans un univers pictural et
lyrique. Une comédienne-chanteuse manipule des pinceaux, des bouts de
chiffons, un sac à géométrie variable et des pinces à linge... Elle
peint le rouge, chante le rouge, invente le rouge… Mais la couleur rouge
peut-elle vivre seule? Petit bout de chiffon vert vient trouver sa
place. C'est l'histoire du rouge et du vert qui n'ont rien en commun
mais découvrent, au fil des rencontres, qu'ils ne peuvent vivre l'un
sans l'autre... Ce qui prédomine dans ce spectacle c’est l’envie que
petits et grands entendent et écoutent en direct, pour la première fois
peut-être, de grands airs d’opéra comme Carmen (Bizet), Pamina (Mozart),
Norina (Donizetti). Et surtout, que ce premier contact avec l’art
lyrique soit joyeux, ludique et loufoque à la fois. - See more at:
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Mercredi 23 Octobre - 11h00 & 15H30
La couleur
rouge déroule son fil et nous embarque dans un univers pictural et
lyrique. Une comédienne-chanteuse manipule des pinceaux, des bouts de
chiffons, un sac à géométrie variable et des pinces à linge... Elle
peint le rouge, chante le rouge, invente le rouge… Mais la couleur rouge
peut-elle vivre seule? Petit bout de chiffon vert vient trouver sa
place. C'est l'histoire du rouge et du vert qui n'ont rien en commun
mais découvrent, au fil des rencontres, qu'ils ne peuvent vivre l'un
sans l'autre... Ce qui prédomine dans ce spectacle c’est l’envie que
petits et grands entendent et écoutent en direct, pour la première fois
peut-être, de grands airs d’opéra comme Carmen (Bizet), Pamina (Mozart),
Norina (Donizetti). Et surtout, que ce premier contact avec l’art
lyrique soit joyeux, ludique et loufoque à la fois. - See more at:
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Mercredi 23 Octobre - 11h00 & 15H30
Mercredi 23 Octobre - 11h00 & 15H30
Mercredi 23 Octobre - 11h00 & 15H30
Mercredi 23 Octobre - 11h00 & 15H30
La couleur
rouge déroule son fil et nous embarque dans un univers pictural et
lyrique. Une comédienne-chanteuse manipule des pinceaux, des bouts de
chiffons, un sac à géométrie variable et des pinces à linge... Elle
peint le rouge, chante le rouge, invente le rouge… Mais la couleur rouge
peut-elle vivre seule? Petit bout de chiffon vert vient trouver sa
place. C'est l'histoire du rouge et du vert qui n'ont rien en commun
mais découvrent, au fil des rencontres, qu'ils ne peuvent vivre l'un
sans l'autre... - See more at:
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La couleur
rouge déroule son fil et nous embarque dans un univers pictural et
lyrique. Une comédienne-chanteuse manipule des pinceaux, des bouts de
chiffons, un sac à géométrie variable et des pinces à linge... Elle
peint le rouge, chante le rouge, invente le rouge… Mais la couleur rouge
peut-elle vivre seule? Petit bout de chiffon vert vient trouver sa
place. C'est l'histoire du rouge et du vert qui n'ont rien en commun
mais découvrent, au fil des rencontres, qu'ils ne peuvent vivre l'un
sans l'autre... - See more at:
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mardi 26 février 2013
La Maman du Magicien recommande… des apps iPad
J’ai reçu un iPad peu après la naissance du Petit Magicien
(merci mon Amour) et je ne le regrette pas, pour toutes sortes de raisons.
Mais le gredin grandissant, l’iPad est devenu l’objet de sa
convoitise. Après moultes hésitations j’ai accepté l’idée que cet écran
était, de tous, le moins passif et pouvait même s’avérer un support
d’enseignement intéressant.
Je suis donc partie en quête d’applications qui plaisent à
la fois au Petit Magicien… et à moi.
Ses critères se bornent à un seul, je pense : s’amuser.
Les miens sont multiples : esthétiques, didactiques et
échappant autant que possible aux clichés de genre. Mon Magicien est un garçon,
direz-vous. Raison de plus pour commencer tôt à lui expliquer que les filles
peuvent être autre chose que des princesses nunuches attendant qu’on les sauve,
et que les mamans ne font pas la cuisine pendant que les papas lisent le
journal (sur ce dernier point, pas de problème, c’est généralement le Papa du
Magicien qui cuisine). N’empêche que c’est un tel critère qui m’a fait quitter,
ulcérée, la version iPad des Trois Petits Cochons.
| Passer de l'été à l'automne… |
| Repérer l'écureuil, le cerf, la chouette et les autres… |
Pour me faire pardonner de Gallimard Jeunesse dont j'apprécie beaucoup l'offre numérique,
je commence donc mes critiques (positives) par une autre de leurs apps : La forêt.
Il s’agit d’une adaptation de leur très bonne collection
papier « Mes premières découvertes ».
L’app a été conçue en partenariat avec l’Office National desForêts et cela se sent.
| Couper des arbres… mais seulement ceux qui sont marqués par les forestiers ! |
On y trouve des informations sur les différents types de
forêts (tropicale, australe… mais aussi forêt de conifères et de feuillus), sur
la faune et la flore de nos forêts
tempérées, sur les champignons (vénéneux ou pas), mais aussi sur le rôle des
forestiers, sur l’importance des forêts pour protéger des avalanches ou de
l’érosion…
Le tout dans un langage simple et clair, avec de belles
illustrations et des animations variées et pertinentes : apprivoiser le
cycle des saisons en frottant les feuilles des arbres pour les faire jaunir ou
tomber ; découvrir les animaux grâce à un jeu de cache-cache ;
reconnaître les baies et champignons comestibles par un glisser-déposer dans un
panier ; et même provoquer une avalanche d’un seul doigt (pour voir
comment la forêt peut l’arrêter).
Cette app est facile d’accès pour les jeunes enfants (par
exemple, le jeu de découverte des animaux est facilité par les feuilles qui
bougent, révélant où se cache un animal) et son contenu est assez intéressant
pour des enfants un peu plus âgé.
Le texte est à la fois écrit et lu à haute voix.
Prix : iPad 3,99 €, iPhone 2,99€
Le Petit Magicien préfère : trouver les animaux et
entendre leur cri ; couper un arbre avec la tronçonneuse puis replanter de
jeunes pousses.
La Maman du Magicien aime : tout !
Dans la même collection, Gallimard Jeunesse propose La coccinelle (très bien aussi) et Dinosaure (pas encore testé sur mon Petit
Magicien un brin trop jeune, mais je ne tarderai pas).
J'espère de nombreuses autres Premières Découvertes sur iPad dans les mois à venir !
lundi 25 février 2013
Histoires du soir : la série des Cacas Magiques (1)
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Bien sûr tout est né d’un merveilleux roman de
Terry Pratchett, Snuff (Coup de tabac en
VF). Ou plutôt d’un roman dans un roman, car Snuff met en scène un délicieux et insolite personnage d’auteur de
romans pour enfants à grand succès, Miss Felicity Beedle. Miss Beedle est un
personnage extraordinaire à bien des égards mais ses romans le sont
aussi : elle n’hésite pas à parler aux enfants de choses qui les
intéressent vraiment. Comme le caca. Attention, elle ne le fait pas avec
vulgarité ni démagogie, pas du tout. elle en parle sobrement, drôlement,
intelligemment, parfois même scientifiquement. Les parents aussi peuvent y
apprendre beaucoup, s’ils daignent s’y plonger sans trop plisser le nez.
Pour poursuivre la mise en abyme, on peut lire
dans notre monde l’un des adorables et admirables livres de Miss Beedle,
explicitement intitulé TheWorld of Poo.
Et croyez-moi, l’humour pipi-caca, s’il
commence à amuser le Petit Magicien (et parfois son Papa) ne me fait pas rire.
Pas un brin. Ce n’est pas du tout de l’humour pipi-caca.
Je me suis donc lancée dans ma propre série
« à la Beedle » des Aventures du Petit Magicien.
1. Le Caca de Gargouille
« La semaine prochaine, annonça la
maîtresse aux petites magiciennes et petits magiciens, nous aurons la chance de
rencontrer un alchimiste. »
Vous seriez sans doute passionnés à cette
perspective, mais la classe ne marqua guère de réaction. A vrai dire, personne
ne savait vraiment ce qu’était un alchimiste, pas même Matilda — qui savait
presque tout — ni Adalbert — qui aimait se vanter.
La maîtresse ne fut pas vexée. Si les
maîtresses se vexaient dès qu’elles n’obtiennent pas l’effet prévu, leur métier
serait très triste, car à vrai dire de petits enfants de trois ans ne
réagissent jamais de la façon prévue, magiciens ou pas.
« Un alchimiste, expliqua-t-elle, est un
magicien très particulier. Il réalise des expériences…
— Comme les scientifiques ? »
demanda Tom. Tous les petits magiciens vont aussi à l’école de Tout-le-Monde,
ne l’oubliez pas. Ils savent donc très bien ce qu’est un scientifique. Ou du
moins aussi bien qu’on peut le savoir à trois ans, quand on habite tout près
d’un des plus grands centres de recherches scientifiques du monde.
— Exactement comme un scientifique, dit la
maîtresse. Son matériel ressemble beaucoup à celui d’un chimiste. Il
s’intéresse à la nature profonde des choses et aussi à la métamorphose. »
La métamorphose, voilà qui suscita de
l’intérêt. C’est une des branches les plus spectaculaires de la magie.
« Il va nous transformer ? En quoi ?
— Certainement pas, dit fermement la
maîtresse. Que diraient vos parents si je leur ramenais des petits cochons à
votre place ? Non non non. Pour cette fois, pas de métamorphose, nous nous
contenterons d’élucider le secret de la matière. Chacun de vous devra apporter
une substance inconnue, ou difficile à identifier, pour que l’alchimiste vous
montre comment il peut révéler sa véritable nature. »
Quentin le Petit Magicien rentra chez lui
perplexe. Que pourrait-il bien apporter à l’alchimiste ? Sur le chemin de
la maison, son pied heurta un petit caillou et il le ramassa machinalement. Il
aurait pu le mettre dans sa poche et le retrouver au dernier moment en présence
de l’Alchimiste, cela raccourcirait mon histoire, mais les choses ne se
passèrent pas ainsi.
Quentin aimait bien les cailloux et examina
celui-ci avec attention. Sa pierre sombre, presque noire, était parcourue de
veines brillantes, comme du quartz. Mais le plus étrange est qu’il était rond,
vraiment rond, tout à fait rond, comme une bille. Quentin, très intéressé, le
rangea soigneusement et se hâta de le montrer à ses parents en rentrant.
Ses parents aussi aimaient beaucoup les cailloux — les
magiciens, voyez-vous, continuent de s’intéresser à beaucoup de sujets dont les
autres grandes personnes se détournent. Sa Maman prit le caillou, le fit
tourner entre ses doigts, puis secoua la tête : « Non, vraiment, je
ne vois pas. » et le passa à son Papa. Celui-ci l’examina sous toutes les
coutures — c’est une façon de parler, bien entendu, ce caillou était suffisamment
bizarre sans avoir de coutures — et lui aussi s’avoua vaincu :
« C’est très étrange, Quentin. Ce n’est
pas un caillou, de cela je suis sûr, mais je ne vois pas du tout ce que cela
peut être. »
Le Petit Magicien n’en revenait pas.
Il posa le drôle de caillou sur sa commode —
c’était embêtant de ne pas savoir comment l’appeler — et le regardait chaque
soir. Il ne changeait pas, ni ne révélait son secret.
La semaine suivante, Quentin plaça la
mystérieuse bille tout au fond de sa poche avant de partir à l’Ecole des Petits
Magiciens. Tous les autres élèves transportaient des paquets dans des sacs.
Thaddeus portait même un gros carton à plat sur ses deux mains. Quentin se
sentait un peu ridicule avec sa toute petite bille. Il n’osa la montrer à
personne.
L’entrée dans le laboratoire de l’Alchimiste
était très impressionnante, et les réactions des enfants furent à la hauteur
des attentes de leur maîtresse. Des Oh ! — un alambic[1]
— des Ah ! — une cornue[2]
— des Ouh ! c’est chaud ! — l’athanor[3]
— et quelques discrets Pouark ! ça sent pas bon ! — l’inévitable
odeur de soufre[4].
L’Alchimiste lui-même était un monsieur tout
mince et moustachu, portant lunettes, qui n’était pas du tout vêtu d’une robe
de sorcier. Il leur expliqua tout de suite pourquoi :
« Les larges manches ne sont pas du tout
pratiques pour réaliser des expériences. Elles sont même assez
dangereuses : elles peuvent tremper dans des acides, prendre feu, ou
renverser un précieux ingrédient. Tous les alchimistes qui s’obstinaient à
porter de larges robes ont connu une fin prématurée. »
La moitié des enfants, apeurés, remontèrent
soigneusement leurs manches.
Ils observaient avec un peu d’angoisse les
fumées colorés, liquides scintillants et autres tuyaux glougloutants.
« Allons-y ! dit l’Alchimiste avec
bonne humeur. que m’avez-vous apporté ? Des défis, j’espère ! »
Adalbert avait apporté une potion très
compliquée réalisée avec l’aide de sa maman. En deux temps trois distillations,
l’Alchimiste en dissocia les ingrédients et fut à même de révéler qu’il s’agissait
d’une Potion de Javababil. Celui qui en buvait se mettait instantanément à
babiller en javanais[5] pendant une
heure.
Cassandre tendit timidement un long cheveu,
qui intéressa l’Alchimiste beaucoup plus que la potion d’Adalbert. Il dut
passer un long moment à l’observer à travers des lentilles plus grosses les
unes que les autres, jusqu’à ce que le cheveu ressemble à un tronc de palmier
et que l’Alchimiste s’écrie, victorieux : « Un cheveu de
sirène ! »
Thaddeus finit par déposer son gros carton
devant l’Alchimiste, et que contenait-il ? Un énorme gâteau. Quelques
élèves ricanèrent mais la maîtresse les reprit sévèrement : « Vous
avez tort de vous moquer. La cuisine, et la pâtisserie en particulier, est un
art magique très proche de l’alchimie. » Quentin n’en revenait pas. Il
aimait bien faire des gâteaux avec sa Maman et n’avait jamais pensé qu’il
puisse s’agir de magie.
L’Alchimiste eu tôt fait de reconstituer la
recette complète du gâteau et de la faire apparaître sur un parchemin, avec
tous les ingrédients et temps de cuisson. « Le plus magique des
gâteaux ! s’exclama-t-il. La Forêt Noire ! Seules les plus grandes
sorcières savent le réaliser parfaitement. »
Tout le monde regarda Thaddeus avec admiration
— et peut-être un peu d’inquiétude.
Finalement, Quentin se décida à sortir le
caillou de sa poche et le tendit à l’Alchimiste.
Celui-ci s’en saisit, fronça les sourcils,
l’approcha de son nez, et s’écria : « Merveilleux ! Je n’ai pas
la moindre idée de ce dont il s’agit ! Mais la décomposition alchimique
pourra nous le dire ! »
Et aussitôt, il s’employa à installer un grand
circuit de tuyaux, cornues et alambics qui occupait la moitié du laboratoire.
Tout ça pour son caillou ! Quentin était très impressionné. Enfin,
l’Alchimiste poussa un grand cri de joie.
« Incroyable ! Inimaginable !
Quelle découverte ! »
De quoi s’agissait-il ? Tous les petits
magiciens retenaient leur souffle.
« … un excrément de
Gargouille ! »
Excrément signifie « caca », si vous ne le saviez pas. Les grandes
personnes préfèrent éviter d’utiliser le mot caca, je ne sais pas trop
pourquoi. Sauf bien entendu, les papas et les mamans. Il faut croire que
devenir papa ou maman vous rend beaucoup plus intelligent, contrairement aux
idées reçues.
« Du caca de gargouille ? traduisit
donc Quentin. Et c’est très rare ?
— Si c’est rare ! C’est
exceptionnel ! Les gargouilles adultes mangent très peu et produisent très
peu de déjection. A peu près une crotte de cette taille tous les dix
ans ! »
L’Alchimiste était ravi de cette trouvaille,
mais Quentin le Petit Magicien l’était moins. Bien sûr, il était très content
que le caillou — pardon, le caca — soit identifié. Et encore plus content qu’il
s’agisse d’un caca rare et magique. Mais voyez-vous, la décomposition
alchimique l’avait réduit à l’état de quelques grains de poudre, et Quentin ne
pouvait pas récupérer son caillou. Il rentra donc chez lui un peu déçu et
raconta toute l’histoire à son Papa et sa Maman.
« C’est une belle découverte, mon
Quentin, dit sa Maman.
— Mais je ne l’ai plus, mon Caca de
Gargouille ! J’aurais pu commencer une collection ! »
Hum : son Papa et sa Maman se
regardèrent.
« Il ne nous reste qu’à en trouver un
autre.
— Mais comment ? C’est très, très
rare ! Les gargouilles ne font caca que tous les dix ans. Je n’ai pas
envie d’attendre dix ans pour commencer la collection.
— La première chose à faire est de rencontrer
une Gargouille. Le meilleur endroit pour ça est Paris, bien sûr, ou Prague,
mais à défaut nous nous contenterons de Genève. »
Aussitôt dit, aussitôt fait — ou presque, car
il fallut attendre le samedi pour que Quentin le Petit Magicien et ses parents
se rendent à Genève en quête d’une Gargouille. Contrairement à ce qu’on
pourrait croire pour une ville dont le nom commence par un G, comme tout bon
nom de Gargouille, Genève la protestante est bien pauvre en gargouilles.
Quentin désespérait quand ses parents eurent l’idée de visiter Yvoire, un petit village
médiéval sur les bords du Lac Léman, habité par de nombreux sorciers et, à n’en
pas douter, quelques gargouilles. Victoire ! Dans le Jardin des Cinq Sens,
un des hauts lieux magiques d’Yvoire, ils rencontrèrent une charmante et
discrète petite gargouille, au frais près d’une fontaine.
Quentin, ravi, s’accroupit près de la petite
créature de pierre pour lui parler :
« Bonjour Madame la Gargouille !
— Je suis un Monsieur Gargouille » grogna-t-elle. La négociation commençait
bien ! Heureusement, la petite gargouille fut très flattée par l’intérêt
de Quentin pour leur espèce et ne tarda pas à lui révéler son secret en
gloussant : « Des cacas ? Oh oui ! Nous en faisons peu mais
nous amusons beaucoup avec. Dès que nous en avons un, nous profitons de la nuit
pour aller le poser quelque part. Nous aimons bien les mettre en pleine vue, là
où les humains nigauds les confondent avec des pierres. Une bonne partie des
jolies sculptures des façades gothiques sont en fait constituées de crottes de
gargouilles ! »
Quentin trouvait l’idée très amusante.
« Mais vous, dit-il, vous n’habitez pas
dans une église. Où posez-vous vos crottes ?
— J’en fais une jolie bordure pour le
sentier ! rit la petite gargouille. Si je reste encore ici quelques
siècles, je pourrai faire toute la longueur. »
Et en effet, Quentin voyait maintenant que la
bordure du sentier était constituée pour partie de petites boules de pierre,
bien rondes et bien dures.
« Super ! se réjouit-il. Est-ce que
vous m’en laisseriez une, s’il vous plaît ? Pour ma collection. J’y
mettrai les cacas des créatures les plus magiques du monde ! »
La gargouille, tout à fait amadouée par ce
superlatif, lui céda une de ses déjections[6]
et Quentin la rapporta fièrement chez lui.
Son Papa lui fabriqua une grosse boîte à
nombreux tiroirs, tous imperméabilisés, et sa Maman colla sur chaque tiroir une
belle étiquette. Sur la première, Quentin le Petit Magicien inscrivit
soigneusement « Caca de Gargouille, Yvoire » avec la date du jour, et
y déposa son premier spécimen.
Ainsi commença la grande collection des Cacas
Magiques.
A suivre : Episode 2, le Caca de Licorne…
[1] un ballon, mais en verre creux, d’où partent plusieurs cols. Les plus
simples ressemblent à une bouteille toute ronde. Ce n’est pas très pratique à
poser.
[2] un vase étroit, long et… cornu
[3] le four, tout simplement — mais les alchimistes ont sûrement une bonne
raison de lui donner un nom si compliqué. (*)
* La raison est très simple, comme
souvent. Le premier grand alchimiste était arabe, et quand il prononçait le mot
arabe pour « four », al-tannur,
ses élèves entendaient « athanor » et copiaient bêtement sans
demander ce que cela voulait dire. J’espère que vous êtes plus malins et ne
copiez pas des mots sans les comprendre.
[4] en fait, c’est le sulfure d'hydrogène qui
sent les œufs pourris, mais les petits magiciens n’étaient pas assez grands
pour faire la différence
[5] et, accessoirement, de parler aux ordinateurs. Mais l’Alchimiste était
de la vieille école, et son laboratoire ne comportait pas d’ordinateurs.
[6] Quand on entame une collection de Cacas, on est bien obligé de
commencer aussi une collection de synonymes pour ce mot. En voici quelques-uns,
mais attention, ils ne sont pas tous très polis : excrément, besoins,
crotte, défécation, déjection, excrétion, selles, étron, bouse, fiente, guano
et même colombine…
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